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Un livre, un titre, des pressions : quand la littérature dérange encore

 Deux jours.

Il n’aura fallu que deux jours après sa parution pour que JE SUIS VICTOR HUGO déclenche autre chose que des débats littéraires.

Publié récemment, ce court roman signé Raphaël de Garance s’est immédiatement distingué par son titre. Le livre n’est ni une biographie, ni un essai universitaire, ni une provocation gratuite. Il se présente comme un texte littéraire bref, dense, assumant une posture : celle d’un écrivain contemporain qui interroge la filiation, l’héritage, la transmission et la fatigue d´une société, puis du doute.
Pourtant, à peine le livre mis en vente, l’auteur a reçu des messages de nature inhabituelle. Des injonctions explicites à retirer l’ouvrage. Des mises en garde. Des menaces à peine voilées. Non pas des critiques argumentées ce qui est le jeu normal de la vie littéraire mais des pressions visant directement l’existence même du livre. Raphaël de Garance n’a pas souhaité dramatiser publiquement ces messages. Mais il a fait un choix clair : ne pas retirer le livre. « Je n’ai jamais écrit ce texte pour provoquer, explique-t-il. Je l’ai écrit parce que certaines questions ne peuvent plus être contournées. Si un titre suffit à susciter la peur ou la censure, alors c’est bien la preuve que le sujet est vivant. » Le cas interroge.
Car si Victor Hugo est l’un des écrivains les plus cités, étudiés, sanctuarisés, il est aussi devenu, paradoxalement, une figure intouchable. Monument national, patrimoine verrouillé, référence que l’on célèbre sans plus jamais oser la déplacer.
Or, l’histoire littéraire n’avance jamais par le silence. Hugo lui-même n’a cessé de provoquer, de déborder, de scandaliser son époque. Le réduire à une icône inoffensive serait trahir ce qu’il a incarné.
Le malaise autour de JE SUIS VICTOR HUGO révèle sans doute autre chose : la difficulté contemporaine à accepter qu’un écrivain vivant ose se mesurer aux figures mortes. À parler à hauteur d’héritage, sans révérence excessive, sans autorisation préalable. Le livre continue aujourd’hui de circuler. Il est lu. Il est commenté. Il suscite l’adhésion chez certains, l’irritation chez d’autres. Ce qui, au fond, reste peut-être le signe le plus sûr qu’il appartient bien au champ littéraire et qu´il le sera pour longtemps.
Car un livre qui ne dérange rien ne dit souvent rien.
Et la littérature, lorsqu’elle est vivante, n’a jamais demandé la permission.

Le livre reste immédiatement disponible sur Amazon et sera bientôt disponible dans toutes les librairies.

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