« Honte »… des affiches dans les rues de Jordanie déclenchent un vif débat
Des affiches portant un seul mot — « Honte » — apparues dans plusieurs rues et villes de Jordanie ont suscité une large controverse, aussi bien sur les réseaux sociaux que dans l’espace public. Entre message moral et reproche implicite, l’initiative divise.
De quoi s’agit-il ?
Minimalistes, sans logo ni signature, ces affiches laissent volontairement planer l’ambiguïté. L’absence d’explication a alimenté les interprétations : à qui s’adresse la « honte » ? Pour quels comportements ?
Des réactions contrastées
Partisans : ils y voient un rappel salutaire des valeurs et des bonnes conduites, estimant que la brièveté du message en fait la force.
Critiques : pour eux, le terme est moralisateur et peut renforcer une forme de pression sociale ou de jugement collectif.
Ironie et détournements : d’autres ont tourné l’affaire en dérision, transformant les affiches en mèmes et sujets de satire en ligne.
Un débat plus large
Au-delà des affiches, la discussion interroge :
la légitimité des messages moraux anonymes dans l’espace public,
la frontière entre conseil et stigmatisation,
la place de notions traditionnelles comme la « honte » dans une société en mutation.
En bref
Qu’il s’agisse d’une initiative individuelle ou d’une action symbolique, ces affiches ont atteint un objectif clair : provoquer le débat sur les valeurs, le vivre-ensemble et les formes contemporaines du discours moral en Jordanie.

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